Voilà, c’est fini. Après 19 semaines d’ateliers, nos chemins se séparent. Nous voulons ici remercier tous les participants aux ateliers, qui ont su être créatifs, généreux, curieux, enthousiastes à toutes nos idées parfois saugrenues! Nous avons pris énormément de plaisir à animer chaque atelier et espérons que cela fut réciproque. Bon vent à tous!!!
Vendredi 16 mars, centre socio-culturel St Exupéry, Teteghem
Aujourd’hui les participants s’emparent des bougies et briquets pour dessiner en s’inspirant des formes aléatoires produites par la fumée qui se dépose sur le papier. Des formes mouvantes apparaissent, nébuleuses d’animaux, plumes, et autres silhouettes humaines. Elles offrent un prétexte au dessin, un espace pour l’imaginaire dans lequel s’ouvrent des possibles. La technique ne doit pas être un frein à la pratique, c’est aussi ce que nous voulons donner à voir dans cet atelier.
Jeudi 15 mars, IME de Coppenaxfort
Estampage, talcage, brûlage… c’est le dessin comme expérience qui se joue dans les œuvres de Christian Jaccard, dont le travail sera bientôt visible au LAAC de Dunkerque. Les formes aléatoires laissées par la combustion du gel thermique envahissent l’espace d’exposition. C’est l’enregistrement sismographique des flammes qui nous inspire l’atelier de ce jour. Car le feu a traversé l’histoire de l’art et inspire les artistes, depuis la flamme des chandelles des vanités aux combustions d’Arman.
Il est aussi présent dans la mythologie : la chaleur destructrice du soleil fait fondre la cire des ailes d’Icare qui achève sa course dans la mer.
Mercredi 14 mars, Maison de quartier Rosendaël, Dunkerque
C’est la Chute d’Icare, et les différentes façons dont le thème a été traité dans l’histoire de l’art, qui nous inspire l’atelier du jour. Elle nous permet également d’expliquer comment le feu a inspiré et inspire toujours les artistes, notamment Christian Jaccard, qui cherche à évacuer toute trace d’intervention humaine dans son travail graphique pour laisser place au hasard et à l’aléatoire . Nous proposons à notre groupe d’adolescents d’imaginer une scène de cette chute, de la dessiner sur du papier noirci à la bougie, en s’aidant des formes aléatoires que la flamme a laissé sur le papier.
Mardi 13 mars, CADA, Dunkerque
La bande dessinée à ceci de formidable qu’il n’est pas obligatoire de maîtriser la langue française pour raconter une histoire, ou la faire comprendre. C’est ce dont nous faisons l’expérience avec le CADA de Dunkerque. Nos participants se prennent au jeu de la création d’une séquence de bd, et iront certainement voir l’exposition Bulle de Mer en famille.
Lundi 12 mars, centre d’insertion Felix Lambrecht, Montigny en Ostrevendt.
Petit retour près de Douai pour revenir sur l’exposition Le baroque en Flandres.Rubens, Van Dyck, ou Jordaens montrent dans leur dessins une réelle dextérité face à l’emploi du lavis d’encre, de la plume et du réhaut au pastel. Ce sont donc ces techniques que nous souhaitons expérimenter pour l’atelier du jour.
Vendredi 9 mars, foyer logement, Gravelines
Pour l’atelier du jour et pour présenter l’exposition Jaume Plensa, nous utilisons l’image de l’affiche dessiner-tracer et nous remplissons cette tête de profil de lettres et de mots entremêlés que nous mettons ensuite en couleur à l’aquarelle. Les résidents du foyer logement se prennent au jeu malgré quelques hésitations qui sont bien normales. Le résultats est coloré, les lettres et les mots s’inscrivent dans le portrait et en débordent parfois les contours.
Jeudi 8 mars, Maison de quartier des Huttes, Gravelines
Les collections permanentes du musée de l’estampe et du dessin de Gravelines présentent régulièrement le travail de graveurs contemporains. Parmi les nouvelles acquisitions du musée, les drawing girls sont interpellées par une série de gravures de Françoise Petrovitch qui présentent des silhouettes de personnages et d’animaux, comme des reliefs d’enfance, empreintes entourées d’un halo d’encre colorée.
Puisque nos petits participants du jour se rendent demain au musée, voilà l’occasion de leur faire découvrir notre coup de cœur. Nous leur demandons donc de dessiner leur jouet préféré, en réaliser une contre-épreuve, et enfin une empreinte qu’ils illuminent avec à l’encre de couleur.
Mercredi 7 mars, maison de quartier du banc vert, Dunkerque
Quoi de plus connu et illustré que l’histoire du Petit Chaperon Rouge? Les versions de cette histoire populaire sont inombrables. Tantôt moralisateur, tantôt politiquement incorrect, de nombreux écrivains se sont essayé à sa ré-interprétation.
Partant de ce principe, nous choisissons de créer une nouvelle version en groupe. Chaque phrase fera l’objet d’une illustration, pour qu’à la fin nous puissions les assembler et créer un genre de bande dessinée géante.
Mardi 6 mars, AJS, Dunkerque.
Les dessins qui seront prochainement présentés au musée du Mont-de-Piété de Bergues empruntent parfois leurs sujets à la mythologie, thème qui demeure très apprécié au XVIIe siècle.
Ce sont donc les douze dieux olympiens que nous dessinons aujourd’hui. En rappelant leur pouvoir, leurs attributs, chaque participant a dessiné une version moderne de ces personnages mythologiques.
